38ème congres national de chirurgie.

La tunisie chirurgicale - 2017

C1 - Le noeud iléo-sigmoïdien, aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques : à propos de 11 cas observés au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado OUEDRAOGO

Rodrigue Namékinsba Doamba, Maurice Zida, Edgar Ouangre, Moussa, Bazongo, Sibiri Koalga, Si Simon Traore
Service de chirurgie générale et digestive - CHU Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou

Introduction

Le noeud iléo-sigmoïdien (NIS), est une forme inhabituelle mais grave d’occlusion intestinale aiguë mécanique. Il réalise un cravatage du côlon sigmoïde par l'iléon ou vis versa, provoquant une double strangulation.

Objectif : décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques du noeud iléo sigmoïdien

Observation

Le NIS a concerné 11 patients de sexe masculin. L’âge variait entre 20 et 65 ans. La clinique et la paraclinique n’étaient pas évocatrices ; le diagnostic a été une découverte per-opératoire dans tous les cas. La nécrose intestinale intéressait à la fois l’iléon et le sigmoïde chez 8 patients, l’iléon seul chez 2 patients et le sigmoïde seul chez un patient. Une résection intestinale monobloc chez 8 patients.

Le rétablissement primaire de toute la continuité digestive a concerné 3 patients. L’anastomose iléo-transverse primaire ou réglée, sans hémi-colectomie, a été réalisée chez 5 patients. Il y’a eu un cas de décès. Deux patients sont en attente de leur rétablissement de continuité. Huit patients ont eu des suites simples.

Conclusion

Le NIS semble non exceptionnelle dans notre contexte, elle demeure une découverte per-opératoire. La stratégie thérapeutique devrait intégrer la prévention d’un potentiel syndrome de l’anse borgne lors du rétablissement de la continuité digestive.

C2 - Deux cent sleeve gastrectomy en ambulatoire.

Abdennaceur Dhahri, Lionel Rebibo, Rachid Badaoui, Vincent Hubert, Hervé Dupont, Jean-Marc Regimbeau
Service de Chirurgie Digestive - CHU Amiens, France

Introduction

La chirurgie de l’obésité est en plein essor ces dernières années au même titre que la sleeve gastrectomie (LSG) qui est devenue la procédure de chirurgie bariatrique la plus réalisée en France. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de la LSG en ambulatoire puis de comparer par rapport aux patients pris en charge dans le cadre d’une hospitalisation conventionnelle.

Matériel et méthodes. Il s’agissait d’une étude prospective non randomisée de 200 patients ayant une LSG en ambulatoire entre Mai 2011 à Mars 2016. Les procédures chirurgicales, anesthésiques et analgésiques étaient standardisées. Le critère principal de l’étude était le taux d’admissions non programmées. Les critères secondaires étaient les critères de la chirurgie ambulatoire, l’incidence et le type de complications, et le taux de satisfaction global. Nous avons également comparé les résultats à court termes entre les patients pris en charge en ambulatoire à ceux pris en charge dans le cadre d’une hospitalisation conventionnelle. Résultats. Sur un total de 1033 LSG de 1ère intention, 200 patients ont été pris en charge en ambulatoire (19.3%). On dénombrait 13 admissions non-programmées (6,5%), 14 consultations non-programmées (7%), 10 ré-hospitalisations (5%) and 6 complications majeures (3%) incluant 4 fistules gastriques (2%). Le taux de ré interventions était de 1,5% (n=3). Dans le cadre du suivi, 95% des patients étaient satisfaits de leur prise en charge en ambulatoire. Les suites opératoires immédiates étaient similaires entre les patients pris en charge en ambulatoire et ceux pris en charge de façon conventionnel.

Conclusion

La LSG en ambulatoire chez des patients sélectionnés a des résultats acceptable en terme de complications et de réadmissions par rapport à des patients pris en charge dans le cadre d’une hospitalisation conventionnelle. La LSG en ambulatoire n’est pas associée à un risqué augmenté de complications dans notre étude.

C3 - Score de MISTELS dans l’évaluation des compétences en chirurgie coelioscopique: épreuve de fiabilité.

Anis Hasnaoui, Haithem Zaafouri, Dhafer Haddad, Nizar Khediri, Ahmed Bouhafa, Anis Ben Maamer.
Service de chirurgie générale - CHU Habib Thameur, Tunis

Introduction

Le « FLS » est un programme qui permet l’apprentissage et l’évaluation des compétences en chirurgie cœlioscopique. L’épreuve pratique de ce programme est basée sur cinq exercices pratiqués sur un box traîner. Aux termes de ces exercices, un score (score de MISTELS) est accordé. L’intérêt de notre travail est d’évaluer la fiabilité de ce score.

Méthodes

Il s’agissait d’une étude prospective évaluative, réalisée entre Avril 2016 et Août 2016.

Cette étude a évalué la fiabilité du score de MISTELS. Afin d’atteindre notre objectif, on a construit un box traîner. Vingt-cinq résidents ont réalisé trois séries de trois exercices sur ce box traîner. La première série a été notée par deux juges pour évaluer la fiabilité inter-juges. Les deux autres séries ont été réalisées successivement afin de tester la fiabilité test-retest. Les critères de jugements principaux étaient le coefficient alpha de Cronbach et le coefficient de corrélation intraclasse (CCIs).

Résultats

Le coefficient alpha de Cronbach était à 0.929 ce qui correspond à une valeur souhaitable. Les CCIs de l’accord inter-juges et du test-retest étaient excellents, avec des valeurs respectives de 1 et 0.95 (95% IC, 0.891-0.978).

Conclusion

Le score de MISTELS est un score fiable pour l’évaluation des compétences des résidents de chirurgie sur le box-trainer qu’on a construit. En gardant à l’esprit les contraintes financières, le programme « FLS » pourrait être implémenté à l’échelle nationale

C4 - Traitement des appendicites aigues : laparoscopie versus laparotomie.

Abdelkoddous Chelbi, Rached Bayar, Zeineb Mzoughi, Sahir Omrani, Med Taher Khalfallah
Service de chirurgie viscérale - CHU Mongi Slim, la Marsa

Introduction :

La voie d’abord de Mac Burney a longtemps été la voie d’abord de choix dans le traitement des appendicites aigues. Depuis les années 90 cette voie d’abord est entrain de perdre de la place au profit de la voie laparoscopique qui tend à devenir la voie d’abord de référence.

Patients et méthodes :

Il s’agit d’une étude rétrospective menée de Janvier 2012 à Décembre 2013, colligeant 240 cas d’appendicite opérés dans le service de chirurgie générale du CHU Mongi Slim. La population était répartie en 2 groupes de comparaison selon la voie d’abord. La comparaison a porté sur les caractéristiques épidémiologiques, le délai de consultation, la durée de l’acte, les douleurs postopératoires et la durée de séjour hospitalier, la morbi-mortalité et enfin le taux de réadmission et la reprise de l’activité quotidienne. Résultats : Les deux groupes étaient comparables sur le plan caractéristique épidémiologique. Il n’y avait pas de différence significative entre les groupes en terme de : délai de consultation (p=0,156), mortalité (nulle), douleurs postopératoire (p=0,05), reprise de l’activité (p=0,06) et séjour hospitalier (p=0,24).

La durée opératoire était significativement plus longue pour le groupe LA (70 min versus 40 min ; p=0,009). Le taux de morbidité postopératoire d’ordre médical et chirurgical ainsi que le taux de réadmission étaient plus important pour le groupe LA. De même, la reprise du transit et l’apyrexie étaient plus tardives pour le groupe LA (p=0,01).

Conclusion :

La voie laparoscopique n’offre pas de grands avantages par rapport à celle de Mac Burney en cas d’appendicite aigue non compliquée. Par contre, elle est d’un grand apport en cas de suspicion d’appendicite aigue chez la femme jeune, appendicite aigue chez les sujets obèses, une appendicite ectopique et les appendicites compliquées.

C7 - Plaque cystique et veine porte antérieure droite.

Houssem Ammar, Sami Ben Mbarek, Khalil Ben Saleh, Bilel Faidi, Sofian Abdelkefi, Abdelwaheb Morjane.
Service de chirurgie générale - Hôpital Ibn Jazar, Kairouan

La plaque cystique est facilement visible alors que la veine porte antérieure droite (VPAD) est difficile à identifier en raison de son emplacement intra-hépatique. Cette étude vise à déterminer La relation entre ces deux structures afin de faciliter l'identification rapide du VPAD pendant l intervention chirurgicale .

Méthodes :

Trente-sept dissections de foie cadavérique ont été Porté dans le département médico-légal de l hopital Charles Nicole, Tunisie.

Résultats :

La plaque cystique était mince (3 mm) dans 14 (37,8%), 17 (46%), et 6 cas (16,2%), respectivement. La VPAD a été trouvée en provenance de la veine porte droite, tronc porte et veine porte gauche dans 29 (78,3%), 6 (16,3%) et 2 (5,4%), respectivement. La VPAD était extra-hépatique dans neuf cas (24,3%). Située dans la plaque cystique dans 21 foies (56,8%). 13 VPAD(35,1%) se trouvaient à sa droite à la distance moyenne de 1,4 cm (0,4-2,5). Trois cas de VPAD étaient présents à gauche de la plaque cystique (8,1%) à la Distance moyenne de 0,9 cm (0,7-1,3).

Conclusion

L'identification rapide de la VPAD est possible en connaissant ses variations anatomiques.

C8 - Intérêt du scanner dans la prédiction de la réponse au traitement médical de l’occlusion aigue sur bride de l’intestin grêle.

Anis Hasnaoui, Haithem Zaafouri, Ines Kasraoui, Sonia Essagheir, Ahmed Bouhafa, Anis Ben Maamer.
Service de chirurgie générale - CHU Habib Thameur, Tunis

Introduction

L’occlusion aiguë sur bride de l’intestin grêle est une urgence abdominale fréquente. Un traitement médical conservateur peut être instauré chez les patients sans signes de gravité. La tomodensitométrie joue un rôle majeur dans le diagnostic. Notre objectif était d’identifier les signes tomodensitométriques prédictifs du résultat du traitement médical.

Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective couvrant une période de cinq ans et demi. Elle a colligé 48 patients, consécutifs ayant une occlusion intestinale aiguë sur bride, non grave,et mis sous traitement médical initial. Douze signes tomodensitométriques ont été analysés et confrontés à l’évolution sous traitement médical.

Résultats

Six signes étaient significatifs et prédictifs d’échec du traitement médical : Signe du bec, nombre de becs, signe du tourbillon, absence de localisation antérieure de la zone de transition, épanchement intra-péritonéal et degré d’occlusion. Un score strictement supérieur à trois avait une probabilité de 100% d’échec (p<0.001). Conclusion : La tomodensitométrie a un nouveau rôle, au cours de l’occlusion aiguë sur bride de l’intestin grêle non grave, qui est la prédiction de la réponse au traitement médical.

C9 - Est-ce que le drainage de la cavité abdominale a un impact sur les suites opératoires dans le cadre de péritonite secondaire d’origine sous mésocolique?

Lionel rebibo, Abdennaceur Dhahri, Yazine Majhoub, Hervé Dupont, Cyril Cosse, Jean-Marc Regimbeau
Service de Chirurgie Digestive - CHU Amiens, France

Introduction :

Le drainage de la cavité abdominale est habituellement réalisé dans la prise en charge chirurgicale des péritonites d’origine sous mésocolique sans que son utilité ait été démontré. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact du drainage de la cavité abdominale dans la prise en charge chirurgicale des péritonites d’origine sous mésocolique.

Matériel et méthodes. De Janvier 2009 à Janvier 2012, tous les patients pris en charge pour péritonite d’origine sous mésocolique ont été inclus de façon rétrospective. Les patients avec une péritonite d’origine appendiculaire, nosocomiale ou non caractérisée ont été exclus. Les péritonites étaient classées selon leurs formes localisées ou généralisées, purulentes ou stercorales. L’étude comprenaient trois étapes : (i) une description de la population globale, (ii) une comparaison entre le groupe « absence de drainage » et le groupe « drainage » (les variables qui différaient significativement entre les deux groupes constituaient les facteurs qui influençaient la mise en place d’un drainage, permettant ainsi de construire un score de propension), (iii) une analyse appariée selon le score de propension sur les critères de l’étude. Le critère principal de l’étude était l’incidence du taux de complications majeures. Les critères secondaires étaient le taux global de complications, les facteurs de risques de complications, le taux de description du péritoine dans le compte rendu opératoire, la politique personnelle du chirurgien en matière de drainage, la durée d’hospitalisation.

Résultats :

Durant la période de l’étude, 205 patients ont été opérés dans le cadre d’une péritonite d’origine sous mésocolique. Le péritoine était décrit dans 141 cas (68%). La mise en place d’un drainage était présente chez 118 patients (83%). Après appariement du score de propension, il n’y avait pas de différence entre le groupe drainage et absence de drainage en terme de complications majeures (34.7% vs. 34.8%, respectivement; p=0.89), alors que la durée d’hospitalisation était plus longue dans le groupe drainage (14 vs. 9 jours, respectivement; p≤ 0.001). Les chirurgiens différaient nettement dans leur utilisation du drainage et le nombre de drains utilisés, et n’étaient pas nécessairement cohérents lorsque confrontés à la même situation.

Conclusion :

Le drainage de la cavité abdominale dans le cadre de la prise en charge chirurgical de péritonite d’origine sous mésocolique n’a pas d’impact sur le taux d’abcès post-opératoire et de réintervention. Une standardisation du drainage dans ce contexte est nécessaire, puisque la pratique du drainage varie considérablement d'un chirurgien à l'autre au sein d’une même équipe chirurgicale.

C10 - Les formes chirurgicales de la maladie de Crohn.

Azza El Heni, Mohamed Amine Makni, Houcine Maghrebi, Manel Awali, Yves Sanou, Anis Haddad, Zoubeir Ben Safta
Service de Chirurgie A- CHU la Rabta, Tunis

Introduction :

maladie de Crohn (MC) est une maladie inflammatoire chronique, touchant tout le tube digestif. La chirurgie occupe une place très importante et a pour principale règle le caractère économe de la résection digestive puisque le principal problème de cette maladie à long terme est la récidive.

Méthodes :

Nous avons réalisé une étude descriptive au service de chirurgie générale « A » du centre hospitalo-universitaire La Rabta. Cette étude s’est intéressée aux patients atteints de MC et qui ont été opéré entre les mois de janvier 1998 et décembre 2014.

Résultats :

Nous avons retenu 301 patients, d’âge moyen de 30± 12,37 ans avec une prédominance masculine. L’atteinte extradigestive était retrouvée dans 15,9% des cas. La plupart de nos malades avaient une localisation iléo-caecale. Le phénotype était mixte dans 50% des cas. L’abcès intra-abdominal était présent dans un tiers des cas. Seulement 10% de nos patients étaient opérés en urgence. Nos malades étaient opérés par laparotomie dans 59,5% des cas et par coelioscopie dans 40,5% des cas. Une conversion était nécessaire dans près d’un quart des cas. Il s’agissait essentiellement d’une résection iléo-caecale (82%). Pour les abcès intra-abdominaux, le drainage était fait dans 44% des cas et il était dans la moitié des cas scanno-guidé. Les suites opératoires étaient compliquées dans 11% des cas. Une reprise chirurgicale était nécessaire dans 0,9% des cas et un décès était survenu dans 0,3% des cas. Une récidive chirurgicale était survenue chez 7,6% de nos malades avec un risque de récidive à 12 mois de 0,9% et, à 120 mois de 72,97%. Elle était essentiellement anastomotique. En analyse univariée, les facteurs prédictifs de récidivent étaient : l’ancienneté et l’abord coelioscopique. En analyse multivariée, aucun facteur n’est apparu comme facteur de risque indépendant lié à la récidive.

Conclusion

La MC est un motif relativement fréquent de consultation en chirurgie générale. Sa prise en charge est pluridisciplinaire faisant intervenir le gastro-entérologue, le chirurgien, le radiologue et l’anatomo-pathologiste et doit débuter dès la découverte du diagnostic.

C11 - Facteurs pronostiques après résection des métastases hépatiques des cancers colorectaux: à propos de 110 cas.

Achref Djebbi, Zeineb Mzoughi, Ali Khlifi, Ghofrane Talbi, Rached Bayar, Med Taher Khalfallah
Service de chirurgie viscérale - CHU Mongi Slim, la Marsa

Introduction

La chirurgie reste à ce jour le seul traitement curatif des métastases hépatiques des cancers colorectaux (MHCCR).

Le but de notre travail était d’évaluer les résultats de la prise en charge chirurgicale des MHCCR et de dégager les facteurs influençant le pronostic.

Méthodes :

Il s’agit d’une étude rétrospective, incluant 110 patients ayant eu une résection de MHCCR au service de chirurgie générale de l’hôpital Mongi Slim, sur une période de 11 ans de janvier 2005 à Décembre 2015.

Résultats :

L’âge moyen de nos patients était de 49,8 ans et le sex-ratio 1,34. Le nombre moyen de MHCCR était de 3. La marge de résection était >1mm dans 82,7% des cas. La survie globale à 3 et 5 ans était de 49% et 32% respectivement. La survie sans récidives était de 21% à 3 ans et 15% à 5 ans. En analyse multivariée, la marge de résection hépatique <1mm et le nombre de métastases hépatiques ≥3 étaient des facteurs indépendants corrélés à la survie. Conclusion La résection chirurgicale reste le seul traitement potentiellement curatif des MHCCR. Différents facteurs pronostiques sont identifiés dans la littérature d’où la nécessité d’établir des scores pronostiques

C12 - Aspects épidémiologiques de l’infection à Helicobacter pylori et adénocarcinomes gastriques dans la région du centre Tunisien. Etude rétrospective de 20 ans sur 876 patients.

Amine Gouader, Med Amine El Ghali, Rafik Ghrissi, Med salahJarrar, Fehmi Hamila, Med rached Letaief
Chirurgie générale - CHU Farhat Hached, Sousse

Les preuves du lien causal entre l'infection par Hélicobacter Pylori (HP) et le cancer gastrique se sont accumulées ces dernières années, grâce à l'apport d'études épidémiologiques, au développement d'un modèle expérimental animal d’adénocarcinome gastrique et à une meilleure compréhension des mécanismes biologiques de carcinogenèse.

L’OMS a déjà reconnu Hélicobacter Pylori (HP) comme un agent cancérogène depuis 1994.

En Tunisie, on ne dispose pas d’études permettant d’analyser l’impact de l’infection à HP sur l’épidémiologie des adénocarcinomes gastriques. On a mené une étude rétrospective sur une période de 20 ans (entre 1995-2015) au sein du registre des cancers du centre Tunisien .On a retenu 932 cas de cancers gastriques dont 876 adénocarcinomes gastriques (94 %) . l'infection à Hélicobacter Pylori est trouvée chez 171 patients (19,5%). l'infection à HP parait plus fréquentes dans les cancers de siège distal antropylorique (19,24% ) que les cancers proximaux cardia (15,43%)sans différence statistiquement significative (p =NS) mais elle plutôt associée au adénocarcinomes gastriques de type intestinal (23,17%) que le type diffus (16,31%) p=0,011. Cependant infection à HP parait en diminution la dernière décennie. Elle est passée de (32,6%) entre 1995 et 2005 à (11,3%) entre 2006 et 2015 P≤0.05 .Ceci serait en rapport avec une éradication plus efficace du bactérie ?

C14 - Les ampullomes Vateriens à propos de 12 cas.

Amina Chaka, Ibtissem Korbi, Sadok Ben jabra, Iness Zweri, Omar Toumi, Faouzi Noomen
Service de chirurgie général – CHU Fattouma Bourguiba, Monastir

Introduction :

Les ampullomes vatériens regroupent les tumeurs bénignes et malignes issues de la zone du confluent bilio-pancréatico-duodénal délimitée par l’appareil sphinctérien d’Oddi. Elles sont rares et sont dans 95% des cas malignes. Malgré le développement des techniques d’imagerie et d’endoscopie, le diagnostic de ces tumeurs est souvent tardif. La chirurgie est le seul traitement curatif mais parfois au pris d’une mortalité et d’une morbidité importante.

Matériels et méthodes :

C’est une étude rétrospective de 12 cas des tumeurs de l’ampoule de Vater colligées dans le service de chirurgie générale du CHU Fattouma Bourguiba Monastir, sur une période de 6 ans (Janvier 2010– décembre 2016).

Résultats :

Il s’agit de 9 hommes et 3 femmes d’âge moyen de 69,25 ans avec des extrêmes allant de 56 à 82 ans. L’ictère cholestatique évoluant d’un seul tenant est le signe clinique le plus fréquemment retrouvé. La fibroscopie avec duodénoscopie à vision latérale a permis de visualiser une papille tumorale dans quatre cas. La biliIRM a identifiée la tumeur ainsi que son extension locorégionale dans un cas. L’écho endoscopie réalisée dans trois cas a permis d’évaluer l’envahissement locorégional de la tumeur. Le traitement était essentiellement chirurgical, qui consistait en une ampullectomie dans un cas et une DPC dans six cas. Trois patients étaient opérés par dérivations et deux autres par la mise d’une endoprothèse. L’examen anatomopathologique de la pièce a montré un adénocarcinome dans sept cas et un seul cas d’adénome villeux en dysplasie sévère. La survie moyenne était d’environs 4,6 mois.

Conclusion :

Le développement de l’échoendoscopie et plus récemment et plus récemment de la mini sonde intracanalaire permet de préciser au mieux le stade évolutif de la maladie. La DPC reste le traitement de référence pour les tumeurs les plus avancées alors l’ampullectomie chirurgicale représente une alternative pour les lésions présumées bénignes.

C16 - Le traitement chirurgical des tumeurs stromales gastro-intestinales à l’ère des inhibiteurs de la tyrosine kinase.

Mouna Cherif, Haithem Zaafouri, Dhafer Haddad, Meriam Sabbah, Ahmed Bouhafa, Anis Ben Maamer
Service de Chirurgie générale - Hôpital Habib Thameur, Tunis

Introduction

Le traitement des tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) est chirurgical. Seules les tumeurs localisées pouvant bénéficié d’une résection R0 sont compatibles avec une survie prolongée. Le traitement chirurgical de ces tumeurs rejoignait avant l’avènement des inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) celui de l’adénocarcinome avec une morbidité assez considérable. On se propose à travers cette étude d’étudier les résultats du traitement chirurgical des GIST avant et après l’avènement des ITK.

Matériel et Méthodes

Ce travail consiste en une étude rétrospective de 51 cas de GIST confirmées par l’immunohistochimie colligées au service de chirurgie générale de l’hôpital Habib Thameur entre 2000 et 2016.

Résultats

L’âge moyen de nos patients était de 57 ans, le sex-ratio était de 1,11. La tumeur siégeait au niveau de l’estomac dans 56% des cas, du duodénum dans 8% des cas et de l’intestin grêle dans 36% des cas. Les douleurs abdominales (84,2%), l’hémorragie digestive extériorisée sous forme d’hématémèse ou de melaena (50%) représentaient les motifs de consultation les plus fréquents. la fibroscopie oeso-gastro-duodénale et la tomodensitométrie abdominale était les examens les plus contributifs au diagnostic positif. En dehors de deux cas ; tous les patients de notre série étaient opérés. Une laparotomie médiane était réalisée dans 46 cas, et la laparoscopie dans 3 cas. Le taux de résection carcinologique est de 95%. Le Glivec® est prescrit en adjuvant pour 22 patients. Deux patients étaient mis sous Sutent ® en deuxième ligne. Une stabilisation de la maladie chez les patients métastatiques était obtenue dans 5 cas (62.5s cas). Le taux de récidive locorégionale était de 16%. La survie globale est de 79%.

Conclusion

Seules les tumeurs stromales localisées sont candidates à la chirurgie. Les tumeurs localement avancées nécessitent une chirurgie lourde et parfois mutilante. Le risque de rupture per opératoire est important pour les grosses lésions. Le pronostic dans ces cas était sombre avant l’avènement des ITK.

C18 - Modalités de prise en charge diagnostique et thérapeutique des hémorragies digestives basses : A propos de 78 cas.

Wiem Ben Hmida, Dhafer Haddad, Haithem Zaafouri, Alia Zouaghi, Ahmed Bouhafa, Anis Ben maamer
Service de Chirurgie générale - Hôpital Habib Thameur, Tunis

Introduction

L’hémorragie digestive basse représente moins de 20% des hémorragies digestives. L’urgence est de savoir reconnaître rapidement les hémorragies graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital des patients.

Objectifs

L’objectif de cette étude était l’analyse rétrospective des modalités de prise en charge diagnostique et thérapeutique des hémorragies digestives basses.

Patients et méthodes

Entre janvier 2008 et décembre 2016, 78 patients ont été admis au service de chirurgie générale de l’hôpital Habib Thameur pour une hémorragie digestive basse.

Résultats

Il s’agissait de 40 hommes et 38 femmes avec un sex-ratio de 1.05. L’âge moyen était 65 ans avec des extrêmes de 37 et 90 ans. Le mode d’extériorisation du saignement était des mélénas chez 17 patients (21%) et des rectorragies chez 61 patients (79%).

Une FOGD a était réalisé en premier lieu chez tous les patients permettant d’éliminer un saignement provenant en amont de l’angle de Treitz. L’enquête étiologique a comporté par la suite une coloscopie pratiquée chez tous les patients avec un complément scannographique réalisé chez les patients dont aucune lésion susceptible de saigner n’a été identifiée.

La coloscopie a mis en évidence une diverticulose colique chez 24 patients (30.7%), des lésions d’angiodysplasies chez 16 patients (20.5%), une pathologie tumorale colorectale chez 10 patients (12.8%), des lésions cadrant avec une colite ou ulcération colique chez 5 patients (6.4%), des lésions ano-rectales bénignes chez 9 patients (11.5 % ) et elle était normale chez 14 patients (17.9%).

Un angioscanner abdominal réalisé chez 14 patients (17.9%) a révélé une extravasation du produit de contraste colique chez 2 patients (2.6%), aucune lésion n’a été objectivée chez 12 patients (15.4%).

Le traitement étiologique spécifique était fonction de la cause de l’hémorragie, des caractères de l’hémorragie et du terrain. Un traitement médical basé essentiellement sur l’endoscopie digestive basse par électrocoagulation a été réalisé chez les patients chez qui le diagnostic d’angiodysplasie ou de diverticulose a été posé (40 cas). Un traitement chirurgical a été réalisé chez 14 patients (17.9%) : 10 patients diagnostiqués de néoplasie colorectale, 2 patients diagnostiqués de pathologie ano-rectale bénigne résistante au traitement médical et 2 patients ont été opérés en urgences devant les constatations scannographiques d’extravasation de produit de contraste.

Conclusion

Les hémorragies digestives basses ont le plus souvent une évolution spontanément favorable dans environ deux tiers des cas. Leur gravité est plus liée au terrain qu’à l’importance de l’hémorragie. La mise en œuvre des mesures de réanimation est un préalable indispensable avant d’envisager le bilan étiologique. L’examen clé est la coloscopie qui peut permettre un traitement hémostatique. La diverticulose et les angiodysplasies en sont les principales étiologies.

C31 - Cryotherapy for liver colo-rectal metastasis: long-term outcomes.

Slim jarboui - Aurélien Dupré – HaithemTriki - Nada Bel Hadj Yahya – Bessem Krimi - Michel Rivoire
Département de chirurgie centre léon Bérard Lyon- Département de Chirurgie Hôpital mahmoud El Matri Ariana

Introduction:

Only 10 to 20% of patients with colorectal liver metastasis (CLM) are eligible for curative-intent liver resection. Intraoperative thermoablative techniques’, such as cryotherapy, have increased curative management of patients with unresectable CLM. The aim of this retrospective study was to analyse the efficiency of cryotherapy in the management of patients with resectable and unresectable CLM. Primary end point was to analyse the overall survival (OS) and progression free survival (PFS).

Material and methods: Between February 1995 and January 2013, a retrospective review of a prospectively maintained database was performed. All consecutive Patients who had intraoperative cryotherapy (isolated or associated with liver resection) for CLM were identified.

Results:

Of 1006 patients operated on for CLM, 212 patients had received hepatic cryotherapy. Median follow-up was 96.5 months. Median OS and PFS were 44 and 10.4 months respectively. 3-years and 5-years OS were 62.2% and 38.5% respectively; 1-year and 3-years PFS were 42.9% and 15.8%. Among the 168 recurrences (79.2%), 112 (66.7%) were in the liver and 10 relapsed on the cryosite (4.7%). The prognostic factors for OS identified in multivariate analysis were the chemotherapy’s response, the extra-hepatic disease (EHD) and the number of cryo-treated lesions (<3). For PFS, prognostic factors were chemotherapy’s response and the number of cryo-treated lesions (<3). Conclusion: This study showed that cryo-ablation with or without resection is an effective treatment for patient with resectable and unresectable CLM. Long-term survival can be achieved. Further studies are still needed to compare cryo-ablation to resection for resectable lesions.